DANSE & PROJETS SPÉCIAUX

MAX COOPER EN LIVE Live

CERN /

 @ Globe de la science et de l’innovation, CERN

Organisé en collaboration avec Arts at CERN.

Conçu sur une commande pour le prestigieux Barbican de Londres – le plus grand centre des arts du spectacle eu Europe –, qui souhaitait explorer la thématique des nouvelles technologies, l’album de Max Cooper « Yearning for the Infinite » s’envisage à la fois comme une bande-son accompagnée d’une épopée visuelle et comme un live audio-visuel immersif et interactif. Une relation que l’artiste irlandais a toujours cherché à approfondir : « Je passe beaucoup de temps à construire », explique-t-il, « afin qu’à chaque chose que j’entreprends musicalement parlant, corresponde un contrepoint visuel ».

Producteur chevronné de Techno et d’Electronica, docteur en génétique et en bioinformatique, Max Cooper a toujours été fasciné par l’obsession que témoigne l’être humain envers la notion d’infini, que ce soit dans l’art, la musique, la religion, les mathématiques ou la science. Inspiré, entre autres, par les travaux du mathématicien Georg Cantor et par le développement de la parallax dans les arts de la Kabbale, « Yearning for the Infinite » n’échappe pas à cette thématique, explorée ici au travers du prisme de l’explosion des techniques modernes de gestion des données numériques.

Le poids de l’infini n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui. Nous sommes entourés par une multitude de données, qui sont générées et stockées partout, en tout temps, à une échelle qui dépasse l’entendement humain. Avec « Yearning for the Infinite », Max Cooper invite  l’auditeur/spectateur à se « noyer » dans cette mer de données, à l’aide de la technique du mapping et de processus génératifs artificiels, pour créer une projection multi-surface, sur laquelle il compose une bande-son en temps réel, avec comme point de départ la puissance émotionnelle et l’imagerie inhérente aux différentes représentations de l’infini, chacune capturant un aspect différent de notre soif de croissance.

L’artiste explique avoir voulu saisir l’idée du progrès humain, du développement technologique et de l’explosion des données numériques, d’en capter leur essence, avec cette volonté d’introduire ces notions d’infini dans le processus créatif. « J’ai ainsi approché la musique d’une manière nouvelle, en m’appuyant essentiellement sur des sessions d’improvisation live et en faisant l’usage un peu démesuré de l’empilage infini de couches sonores et des systèmes de feedback. Le tout jusqu’à perdre pied, avec plus de 200 couches audio et pas mal de chaos dans certains morceaux. Un vrai casse-tête à réaliser, mais un sacré défi également que je me suis imposé pour arriver à retranscrire cette idée en musique. »

Le live de ce musicien hors norme sera précédé d’une conférence, durant laquelle Max Cooper aura à cœur d’expliquer le processus créatif et l’idée sous-jacente qui a donné naissance à ce fabuleux projet.

02.05.2020

R C O Danse

(RADICAL CHOREOGRAPHIC OBJECT)

Cie K. Danse (FR)
Chorégraphes : Sarah Fdili Alaoui & Jean-Marc Matos
Artiste responsable de la téléphonie mobile : Arnaud Courcelle

Après le spectacle « In Situ » de la Cie BudGE invité en 2019, Electron souhaite réitérer l’expérience de l’interaction entre public et danseurs, en invitant cette année la compagnie toulousaine K. Danse, menée par les chorégraphes Sarah Fdili Alaoui et Jean-Marc Matos.

RCO est une performance chorégraphique relationnelle, à échelle variable, dans laquelle le déroulé évolue entièrement en fonction du comportement corporel du public ainsi que de leur participation aux invitations des performeurs et aux consignes envoyées sur leurs téléphones portables. Le public active des règles qu’il découvre au fur et à mesure.

La volonté des créateurs est d’interroger la place active que les êtres humains peuvent prendre dans l’acte créatif et l’appréhension enrichie de leur propre manière de se mouvoir, dans l’espace public.

« L’œuvre proposée travaille l’idée de comment une histoire collective émerge à partir du narratif individuel. Nous composons la relation du performeur au public, du public au public et du public au mobile. Nous interrogeons la relation du public à son propre corps et à son téléphone portable, ce médium interactif du quotidien, omniprésent, ubiquitaire, addictif, voire même répressif. »

30.04.2020, 02.05.2020

TREFFPUNKT

Nouveauté de taille cette année à Electron, qui réinvestit le Centre-Ville avec une scène amovible et éphémère sur la Plaine de Plainpalais, sciemment nommée Treffpunkt.

Après deux éditions à exploiter exclusivement le quartier des Acacias et son environnement clubbing, les organisateurs souhaitaient en effet redonner aux festivaliers un espace de rencontre en plein cœur de Genève, qui fasse à la fois office de lieu central et de point d’ancrage de début de soirée. La difficulté de trouver une salle d’envergure appropriée pour les concerts dans ce périmètre central couplée à l’envie de restituer une position culturelle à la Plaine de Plainpalais ont poussé les organisateurs à imaginer une scène mobile, modulable et adaptée aux live et performances électroniques dans ce territoire emblématique de la Ville de Genève. 

La démarche s’inscrit dans cette volonté de redonner une vocation artistique à cet espace, en proposant une alternative aux habituels cirques et autres marchés aux puces, dans le prolongement d’événements tels que la BIG – Biennale des espaces d’art indépendants de Genève. Une scène en mode before, fédératrice et transgénérationnelle, ouverte sur l’extérieur, avec un habillage lumière des façades et une programmation métissée favorisant les rencontres, un lieu de rassemblement pour les anciens festivaliers, comme pour les plus jeunes, dans un espace temps habituellement peu associé aux performances électroniques.